La république Vodane

Voda : légionnaire, sénateur et femme
  1. Généralités, inspirations

    La République vodane est très inspirée de l'Empire romain d'Occident juste avant sa chute, mais certains détails ont été "prélevés" sur d'autres civilisations : Empire byzantin, Empire de Charlemagne, Moyen-Âge occidental...

    Il s'agit surtout de prendre le modèle d'un Empire en plein déclin, miné par les luttes intestines et peu à peu débordé par ses anciens "alliés" ou colonies dont la puissance militaire ne fait que croître. En effet, les Vodans ont beau être extrêmement raffinés et civilisés, ils ont pris le goût de l'intrigue avec le temps. Ainsi leur gouvernement est noyauté par les complots et les assassinats, le tout baignant dans un parfum d'orgies et de dépravation.

    Les Vodans estimant que leurs anciennes provinces leur appartiennent toujours, leurs Tribuns sont encore partout présents en Arada et à Zlatv pour collecter les impôts et tenter de régir la vie des fédérés. Néanmoins, la présence vodane est partout assurée sur le continent grâce au zèle évangélisateur et expansionniste de leur religion qui touche de plus en plus les peuplades dites "barbares".

  2. Système social

    Le système social de Voda est extrêmement hiérarchisé, et l'honorabilité d'une personne dépend entièrement de son rang dans la société. Autrefois assez souple, le système s'est progressivement figé, notamment en réaction aux différentes invasions subies par la République.

    1. Le Sénat

      L'organe politique le plus important de la République est le Sénat. En effet, trente Sénateurs élus tous les dix ans par tiers prennent les décisions et les imposent aux peuples fédérés.

      Le Sénat a tout pouvoir sur la vie quotidienne, que ce soit pour les impôts, les jours de congé, les grands travaux, mais aussi la fixation des prix ou l'orientation de la politique extérieure. Il vote également les levées exceptionnelles de l'armée et accorde les hauts commandements aux généraux.

      Actuellement, le Sénat est divisé entre les partisans d'une politique conservatrice et dure à l'égard des provinces fédérées et ceux qui souhaitent accorder plus de pouvoir aux provinces car ayant compris que la République est en déclin.

    2. Les Tribuns

      Les Tribuns sont le bras du Sénat, qui en nomme un dans chaque région administrative. Les Tribuns ont pour charge de collecter les impôts, réguler le commerce et faire appliquer les lois sénatoriales.

      Les Tribuns forment également un conseil par province qui se réunit deux fois l'an afin de décider des grandes orientations de la politique provinciale et des accords commerciaux. Il y a un conseil des Tribuns vodans, un conseil des Tribuns aradiens et il y avait un conseil pour Zlatv, mais il n'est plus composé que d'un seul membre. Il y a ainsi six Tribuns vodans, neuf Tribuns aradiens (en comptant les Tribun du Patriciat de Kalandor, Zagbards et Sabariens) et un Tribun zlatv.

      Avec le démembrement progressif de la République, les Tribuns ont vu leurs prérogatives augmenter - le contrôle du Sénat est moins actif qu'autrefois - mais leur présence est assez contestée car ils n'ont plus d'armée à commander.

      Néanmoins, en 420, les Tribuns de la province d'Arada ont fédéré des peuples "barbares" pour assurer la défense des frontières et constituer une zone tampon pour protéger Voda. Cette initiative n'est guère au goût du Sénat, mais celui-ci n'a pas les moyens matériels de s'y opposer.

    3. Les magistrat

      Les Ambassadeurs sont les représentants de la République hors de ses frontières. Ils sont chargés d'entretenir les relations diplomatiques entre Voda et le pays où ils sont présents, de recueillir le plus d'informations sur la vie politique et militaire de ce pays, et de défendre la cause vodane à chaque occasion. Leur mission est également de démontrer de la grandeur vodane en faisant connaître la civilisation de la République : les Ambassadeurs organisent des jeux sur le modèle de ceux de Voda, font traduire de grands auteurs, présentent les arts vodans...

      Il y a actuellement un Ambassadeur permanent à Bellures en Edrulie (l'Ambassadeur Régule) et un autre dans l'Archipel Alquide (l'Ambassadeur Rème, dit le Bref). Régulièrement, des Ambassadeurs extraordinaires sont envoyés en Keltie ou sur les terres de Varaks. Quant au dernier Ambassadeur envoyé auprès des Avelars, il est revenu en plusieurs morceaux...

      Les Ediles sont des hauts fonctionnaires qui peuvent avoir de multiples taches mais à l'intérieur de la République et de ses provinces. Ils peuvent être chargés du commerce maritime, chef des percepteurs, ou encore servir de sorte d'ambassadeur entre différentes provinces. Par exemple, l'Edile Condate Tiberius est un envoyé de Kalandor à Voda pour améliorer leurs relations.

      Les autres magistrats assurent toutes les taches nécessaires au bon fonctionnement de la République.

    4. Militaire

      Voda : légionnaires

      La République vodane ne serait rien sans son armée. C'est l'impulsion des militaires - soutenue par l'ambition du Sénat - qui est à l'origine de la plupart des conquêtes vodanes. L'armée est aussi une clé du système vodan, notamment grâce au principe de la citoyenneté : tout soldat ayant exercé quinze ans dans l'armée peut prétendre à la citoyenneté vodane. Mais les récents revers ont sévèrement entamé son prestige et sa taille, ce qui rend le recrutement de plus en plus difficile

      L'armée vodane est composée en majorité de divisions d'infanterie lourde (légionnaires), secondées par un corps de cavalerie et des auxiliaires (éclaireurs, tirailleurs, archers...). Elle est organisée en légions, composées de 6000 légionnaires chacune, sous le commandement d'un général (ou du Patrice à Kalandor).

      A l'apogée de la République, l'armée était composée de six légions, réparties sur tout le territoire. De nos jours, après les revers subis par l'armée vodane, il ne reste plus que deux légions, une pour le territoire vodan et l'autre sur le patriciat de Kalandor.

      La légion vodane, appelée la Garde prétorienne, est entièrement composée d'hommes surentraînés et prêts à tout pour Voda. Par le passé, nombre de peuples ont tremblé à la seule vue de leurs tuniques blanches et de leurs capes bleu nuit. La Garde est actuellement sous le commandement du préfet de légion Caius Decimo.

      La légion de Kalandor est dirigée par le Patrice Flavius Aetius (le Patrice cumule la fonction de tribun à celle de général). Cette légion aux parements verts a reçu la dure mission de surveiller les barbares fédérés et de faire respecter la République aux frontières orientales. Le Patrice doit ainsi gérer tous les conflits avec les envahisseurs. Ces derniers temps, Aetius a dû prendre des décisions militaires ou politiques importantes sans consulter le Sénat qui n'a franchement pas apprécié.

  3. Mode de pensée

    La civilisation vodane repose sur le principe de citoyenneté. L'appartenance ou la non appartenance à l'ensemble des citoyens de la République définit le rôle et la place de chacun dans la société. Un citoyen vodan, même extrêmement pauvre, aura presque toujours le dernier mot face à un non citoyen, fût-il extrêmement riche et influent.

    La société vodane est organisée sur le modèle sénatorial : une famille nombreuse et unie, soumise à l'autorité du chef de famille (toujours un homme) au sein de laquelle les enfants mineurs et les femmes n'ont pas leur mot à dire. Ce système patriarcal s'applique à toute la société, renforcé par la catéchèse de la Dualité. Les Vodans ont en effet très vite adopté cette nouvelle religion car elle renforçait leur conception de la société et leur permettait d'asseoir leur autorité dans les provinces nouvellement conquises.

    La République se distingue également par l'apparition et la pérennisation d'importantes dynasties de pouvoir depuis plusieurs siècles. En effet, il n'est pas rare que les différents membres d'une même famille se répartissent les places de gouvernement, aussi bien dans la politique (Sénateurs, Ambassadeurs...) et dans l'armée qu'au sein du clergé (évêques, abbesses...). Ces familles sont très influentes et ont contribué à forger le destin de Voda.

    La vie des Vodans, qu'ils soient riches ou pauvres, est rythmée par les jours fériés, les fêtes religieuses et les divertissements publics. L'art de vivre, pour les Vodans, consiste à travailler le moins possible et à jouir du produit du travail des autres, ce qui explique en grande partie pourquoi la société est très favorable à l'esclavage.

    Hors de Voda, ce mode de vie est plus difficile à appliquer, de part l'absence d'infrastructures suffisantes. Néanmoins, les riches provinciaux et les envoyés du gouvernement s'appliquent à recréer l'ambiance inégalable de la capitale.

  4. Le Patriciat de Kalandor

    Voda : Aetius stoppant les Edrules

    Le siège de Voda fut un des épisodes les plus sombres de l'Histoire vodane et pourtant, un homme s'y distingua.

    Au cours d'un des assauts édrules, le préfet de la garde prétorienne périt et les Edrules exultèrent de joie jusqu'à ce qu'un homme en armure vodane se présente en émissaire au camp édrule. Le conseil des clans fut atterré de voir ce Flavius Aetius les défier au sein même de leur camp, annonçant qu'il venait rencontrer son ennemi afin que celui-ci sache qui lui fera perdre tant d'hommes. Les chefs étaient furieux mais Bel restait calme, jaugeant l'inconnu qui faisait de même avec lui. Il ordonna de laisser repartir celui qui tentait de rassembler les légionnaires perdus sous sa bannière et d'organiser la défense alors que même le Sénat avait abandonné la cité par d'obscurs chemins.

    Du moment où Aetius pris les rênes du commandement, la progression édrule ralenti, ce dernier défendant maison après maison à la tête de ses troupes, amenant l'espoir à des hommes exténués et affamés partout où il se tenait. Mais les Edrules étaient trop nombreux et bien supérieurs au combat que de pauvres citadins et au bout d'une année de combats incessants, le centre ville était au bord de tomber. Bel pris alors la tête de ses Rejlords pour mener le dernier assaut contre le Sénat, bâtiment hautement symbolique qui figurerait la chute de Voda. Mais une nouvelle fois, Aetius se tenait devant Bel et il défendit chaque marche du Sénat avec hargne et détermination, prélevant un lourd tribut chez les Edrules. La bataille se poursuivit jusqu'à ce que Bel lui-même aille défier Aetius pour déterminer l'issue de la bataille.

    Le combat dura plus de vingt heures sans qu'aucun des deux adversaires ne puisse passer la garde de son ennemi. La légende dit qu'un profond respect émergea de ce combat entre deux hommes partageant les mêmes valeurs. Les deux chefs finirent par tomber de fatigue l'un devant l'autre se serrant le bras comme les fiers guerriers qu'ils étaient.

    A l'issue de ce combat, Bel ordonna qu'on cesse les bombardements et les attaques sur le centre ville et qu'il soit accordé à Flavius Aetius d'envoyer des émissaires au Sénat.

    Aetius ayant appris l'arrivée des Zabgards sur les terres d'Arada et la réaction du conseil des tribuns de la province les installant sur leurs terres sans l'aval du Sénat ; il prit le devant et força ce dernier à accorder aux Edrules la terre allant du Tirus à la rivière Zlatv afin qu'ils lèvent le siège devant Voda dévastée et puissent défendre cette terre qui ne tarderait de toute façon pas à tomber devant les assauts de nouveaux envahisseurs.

    A l'issue de cette bataille, Aetius était auréolé de gloire alors que le Sénat avait fuit, il devenait ainsi gênant et le Sénat lui confia la tache de gérer les nouveaux envahisseurs depuis l'oppidum de Kalandor. Aetius parvint à négocier, en plus du poste de général, celui de tribun, et le poste de Patrice fut créé. Aetius devenait le premier militaire de l'Histoire Vodane à acquérir un statut politique.

    Aetius mena donc à Kalandor sa légion choisie parmi les survivants du siège par le Patrice lui-même. De là, il du lutter contre les Zabgards et les Sabariens pour la sauvegarde d'Arada.

    Lorsque le tribun d'Arkyon proposa d'installer les Zabgards et les Sabariens à la frontière pour la défendre, Aetius acquiesça mais il savait qu'il devrait continuer à contenir ces barbares sans aucun soutien.

    En effet, le Sénat abandonnait de plus en plus Kalandor car il était jaloux du prestige de son Patrice. Au fur et à mesure, Aetius se fit oublier de Voda et c'est là qu'il pu agir.

    Alors que les Avelars attaquaient le Néméton, il fit courir la rumeur de son intervention directe grâce à des éclaireurs bien placés. Ainsi, alors que tout le monde attendait la légion de Kalandor dans le Néméton, Aetius s'empara dans une avancée fulgurante des terres occidentales zabgardes et sabariennes, sans rencontrer de réelle résistance.

    Aetius s'est emparé de ces terres pour avoir des terres arables pour nourrir ses hommes et leurs familles sans avoir besoin de l'approvisionnement de Voda. Il a pris cette décision sans l'aval du Sénat et nombre de ces derniers lui en veulent beaucoup pour cela.

    Le Patrice a depuis cet épisode, fait de nombreuses autres actions d'éclat où le génie militaire d'Aetius n'a fait que briller. Le Sénat tente de se rapprocher de ce dernier pour récupérer à son compte la gloire du Patrice. Ainsi, un édile est maintenant chargé des relations entre Voda et Kalandor.

    Alors que le monde est parcouru d'intrigues en tout sens, le Patriciat de Kalandor poursuit sa tache simple de défendre la province d'Arada et l'honneur de Voda. Sous le commandement de celui qu'on appelle de plus en plus "le dernier Vodan", il ne fait nul doute que Kalandor va jouer dans les prochaines années un rôle qui dépasse même les intentions du Patrice.


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